Mardi 8 août

J'ai eu tout le loisir de me perdre dans les rues de Thazi cet après-midi; mon train pour Shwenyaung n'étant qu'à 7h demain matin. 

J'ai ainsi flâné dans le grand marché plein air de la ville. Seule étrangère à des kilomètres, je me suis vite retrouvée avec une file de curieux me suivant, leurs chuchotements en arrière-fond sonore. On ressent vite lorsqu'un endroit est peu habitué à accueillir des touristes européens... Regards qui fuient - de la gêne? De l'appréhension? - messes basses et quelques rires aussi. Pas facile d'en faire abstraction! Je lance des "Mingalabar" et des "Che su ba" à leur attention, comme si je leur offrais des fleurs. Ces quelques mots de birman font leur effet et peu à peu la glace se brise. 
On commence alors à me proposer mets en tous genres à goûter, épices à sentir et produits à toucher. Je reçois même quelques compliments "beautiful", "I love you", un baiser sur le bras et deux mots sur "Switzerland tennis player"...la magie de Federer n'a pas de frontières (!).
Les amitiés faites, les marchands sont disposés à poser devant mon appareil photo, leur large sourire laissant place au regard sérieux que nécessite cet instant. 

Après l'ébullition du marché, je me dirige vers la gare pour repérer le lieu de départ de mon train. Je vais devoir m'y rendre à 6h pour acheter mon billet sur le quai de départ du train. On dirait un endroit tout droit sorti d'un film des années 50, qui malgré un certain état de délabrement, laisse dégager quelque chose de romantique et hors du temps.











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